Un marchand « qui travaille les diamants » au Ier siècle
| Référence | EMV 223.2 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 25/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« fils d’un marchand, Abraham, qui travaille les diamants et les bijoux »
Lecture du texte
Italien : « figlio di un mercante, di Abramo, colui che lavora i diamanti e le gemme ». C'est un bavard d'auberge qui raconte, et l'expression désigne un joaillier-lapidaire qui travaille diamants et pierres précieuses. Rien sur la taille à facettes.
Faits établis
Pline, HN 37,55-61, décrit l'adamas (diamant indien), très rare et précieux, et précise (37,60) que ses éclats, sertis dans du fer, sont très recherchés par les graveurs de gemmes, qui entament avec eux n'importe quelle pierre dure. Des bagues romaines serties d'un cristal octaédrique brut de diamant sont conservées (surtout IIe-IIIe s.). Le diamant arrivait d'Inde par la route commerciale qui passait par la mer Rouge et le Levant. Un lapidaire-graveur de Jérusalem pouvait donc bien « travailler les diamants », comme outils ou comme pierres brutes serties. La taille à facettes est bien médiévale, mais le texte ne l'évoque pas.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Personnages de rencontre » : se borne à citer Abraham le bijoutier « qui travaille les diamants et les perles », sans discuter l'objection.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Le graveur de gemmes utilisait des pointes de diamant (Pline 37,60) : « lavorare i diamanti e le gemme » décrit exactement ce métier.
Remarques
On peut discuter de la vraisemblance d'un diamant dans un milieu juif du Ier s., mais ce n'est pas un anachronisme.