Toponyme « Caprarola » (Latium) dans la bouche de Syntica
| Référence | EMV 320.4 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 65/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Je l'ai vue deux fois, chez deux esclaves blessés, l'un par son maître, l'autre par un rocher à Caprarola. »
Lecture du texte
Italien : « L'ho vista due volte, in due schiavi, colpiti l'uno dal padrone, l'altro da un masso a Caprarola. » Le toponyme figure dans une réplique de Syntica, esclave grecque de Valérien, un noble romain de la suite du proconsul (254.5). L'EMV ne dit pas explicitement qu'elle a vécu en Italie (rien trouvé), mais c'est plausible pour l'esclave d'un Romain.
Faits établis
Caprarola, dans les monts Cimini, n'est documentée qu'à partir d'établissements stables vers le XIe siècle. Le lieu est célèbre pour le palais Farnèse (XVIe s.) et familier à une Italienne du XXe siècle. Le territoire, anciennement étrusque et falisque puis traversé par la via Cassia, était occupé à l'époque romaine, mais on ne connaît aucun nom antique « Caprarola » ni aucune agglomération de ce nom.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Caprarola » : « On ne sait rien de l'existence de cette cité au temps de Jésus. » Le wiki ne propose donc aucune défense.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Le nom vient du latin capra et pourrait prolonger un microtoponyme rural non documenté (domaine, carrière). La voyante aurait aussi pu remplacer par le nom moderne un lieu décrit par Syntica. Ces deux hypothèses sont invérifiables.
Remarques
Ce toponyme italien, médiéval et sans attestation antique, est mis dans la bouche d'une Grecque du Ier siècle. Il ressemble fort à une réminiscence de la culture de la voyante.