Salut « à la romaine » et garde-à-vous d'un vétéran romain
| Référence | EMV 331.13 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 35/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« L'homme, comme s'il était de nouveau le soldat de Rome devant son empereur, se met au garde-à-vous, en saluant à la romaine. »
Lecture du texte
Italien : « L'uomo, come fosse di nuovo il soldato di Roma davanti al suo imperatore, si irrigidisce sull'attenti, salutando romanamente. » C'est la narratrice (Valtorta) qui décrit le geste, par une comparaison (« come fosse »), et non un personnage qui le nomme. « Salutare romanamente » est en 1945 l'expression courante pour le salut fasciste bras tendu.
Faits établis
M. Winkler (The Roman Salute, 2009) montre que le salut bras tendu paume vers le bas est une invention moderne (David, théâtre et cinéma, puis fascisme) : aucune source littéraire antique ni œuvre d'art ne le montre ; l'iconographie romaine connaît le bras droit levé, souvent coude plié et paume ouverte (adlocutio, acclamation, statue équestre de Marc Aurèle). La posture de « garde-à-vous » réglementaire n'est pas attestée comme telle, même si une attitude raide devant le chef est banale.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien sur ce geste (l'énigme 1048 cite Valéria qui « salue Jésus de son salut romain » : « Salut, ô Maître », sans discussion).
Défense du wiki Maria Valtorta
rien trouvé
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
La phrase est une description de la narratrice avec son vocabulaire de 1945 : si elle voyait un soldat lever le bras droit pour saluer (geste attesté dans l'iconographie romaine), elle ne pouvait que l'appeler « salutare romanamente ». L'anachronisme est culturel (le cadre de référence fasciste), pas une affirmation historique fausse d'un personnage.
Remarques
Indice du regard de 1945 plus qu'erreur démontrable : le geste exact n'est pas décrit.