Production d'« essence de rose » à Béther au Ier siècle
| Référence | EMV 400.1 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | Le retour à Jérusalem pour la Pentecôte (Seconde année de vie publique) |
Passage
« Une odeur pénétrante de roses fraîches et d’essence de rose flotte dans l’air […] des lourdes senteurs qui proviennent d’un appentis bas et large »
Affirmation
Le domaine de Jeanne produit de l'essence de rose dans un atelier (appentis), avec du personnel « qui s'occupe de la cueillette et de l'essence ».
Motif de suspicion
Si « essence » s'entend comme huile essentielle distillée (attar), la distillation à la vapeur de l'essence de rose est traditionnellement attribuée au monde islamique médiéval (Avicenne, Xe-XIe s.). L'Antiquité connaissait surtout l'huile rosat par macération (rhodinon, Dioscoride, Pline).
Défense possible
« Essence » peut désigner simplement un parfum ou une huile rosat obtenue par macération/enfleurage, techniques bien attestées ; l'énigme 1081 cite Palladius sur l'usage de l'essence de roses. Des alambics rudimentaires existaient aussi dans l'Égypte romaine.
Piste de vérification
Vérifier le terme original italien (essenza ?) et l'état des techniques de parfumerie antiques : Pline HN XIII et XXI, Dioscoride I,43, fouilles d'ateliers de parfum (Ein Gedi, En-Boqeq) ; histoire de la distillation (alambics d'époque romaine en Égypte).