Plaine sans aucune hauteur visible sur une route vers Jéricho
| Référence | EMV 416.1 |
|---|---|
| Type | Géographie |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 50/100 |
| Confiance | basse |
| Énigme de J.-F. Lavère | La conversion de Zachée |
Passage
« C’est une plaine, et je ne vois aucune hauteur, même au loin. »
Lecture du texte
[Contrôle italien, 26/09/2026 — confirmee] Italien (416.1) : Qui è un terreno che non è desertico di natura sua, ma che l’uomo ha reso tale col lasciarlo incolto. È pianura, né vedo nessuna collina neppure in lontananza. … «Vado a Gerico». … Gesù con gli apostoli lascia la via, e si inoltrano per i campi incolti verso oriente, prendendo una stradicciola che interseca la via maestra e che diviene più larga solo molto più avanti. Forse la strada di Gerico. Non so. — Traduction fidèle pour l'essentiel ; « nessuna collina » (aucune colline) est rendu par « aucune hauteur », nuance minime qui ne change rien : la narratrice ne voit aucun relief et ne mentionne aucune montagne. L'incertitude sur le lieu (« Non conoscendo affatto la Palestina », « Forse la strada di Gerico. Non so. ») est la même en italien.
Vision du 17 mai 1944, placée ici par une consigne dictée (415.7 : « la vision de Jésus et du mendiant sur la route de Jéricho »). Valtorta écrit : « C'est une plaine, et je ne vois aucune hauteur, même au loin. Ne connaissant pas du tout la Palestine, je ne puis dire de quelle région il s'agit » ; sol en friche, « pas naturellement désertique », grand-route poussiéreuse, aucune maison. Le mendiant dit : « Je vais à Jéricho », sur une route où passent des païens. Ensuite Jésus quitte la route vers l'orient par un sentier : « Peut-être est-ce la route de Jéricho. Je ne sais pas. » Le texte ne situe donc pas la scène près de Jéricho ; seul le titre et la consigne de 415.7 disent « route de Jéricho ».
Faits établis
Aux abords de Jéricho, toute route traverse soit le désert de Juda (très accidenté), soit le fond de la vallée du Jourdain. Dans la vallée, l'escarpement de Juda (plusieurs centaines de mètres de dénivelé) est à 2-10 km à l'ouest, et les monts de Moab à 15-20 km à l'est. Par temps de brume de poussière (fréquente en été et par khamsin), la visibilité peut tomber à quelques kilomètres, mais l'escarpement tout proche reste en principe visible. Une vraie plaine sans relief à l'horizon correspond mieux à la plaine côtière (Saron, Philistie) qu'aux environs de Jéricho.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme [1155] « La conversion de Zachée » : Lavère place la scène le vendredi 11 mai, juste avant Jéricho, après un détour par Téqoa, et note que Valtorta ne sait pas quelle région elle voit, mais que l'épisode « s'insère parfaitement dans la chronologie ». Il ne traite pas le problème du relief. Ne répond pas à l'objection ; de plus, un détour par Téqoa obligerait à traverser le désert montagneux de Juda.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé sur le relief (seulement la date du 11 mai 29 dans « Études chronologiques » et la mention du miracle dans « Tableaux des miracles »).
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
La scène peut être plus éloignée de Jéricho que ne le suggère le titre : le mendiant « va à Jéricho » sans dire qu'il en est proche, et Valtorta n'identifie pas la route. Une forte brume de chaleur dans la vallée du Jourdain (fin du printemps, « lieu torride ») peut masquer des reliefs lointains, mais difficilement l'escarpement de Juda s'il est proche.
Remarques
Tout dépend de l'endroit, que le texte ne précise pas. Si l'on suit la consigne de 415.7 et la chronologie de Lavère (juste avant Jéricho), l'absence de toute hauteur visible est très difficile à défendre ; si la scène est lointaine, elle n'est pas prouvable.