Moisson du blé à la « faux » (et non à la faucille)
| Référence | EMV 411.1 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | Labours, moissons et battages |
Passage
« Les faux brillent un instant au soleil, disparaissent dans les épis pour réapparaître brièvement de l'autre côté [...] Ils s'appuient à leur faux, essuient leur sueur et regardent »
Affirmation
Les moissonneurs de Judée coupent le blé avec des faux sur lesquelles ils peuvent s'appuyer debout.
Motif de suspicion
Au Ier siècle en Palestine, les céréales se moissonnaient à la faucille (maggal), en saisissant les tiges à la main ; la faux à long manche servait surtout au foin (falx faenaria romaine) et ne s'est généralisée pour les céréales que bien plus tard. S'appuyer sur son outil suggère une faux à long manche, image de la campagne italienne moderne.
Défense possible
L'italien « falce » désigne aussi la faucille ; la traduction française « faux » peut forcer le sens. Des faux existaient dans le monde romain.
Piste de vérification
Consulter l'original italien (falce / falci : faucille ou faux ?) ; Dalman, Arbeit und Sitte in Palästina III (moisson) ; faucilles retrouvées en fouille ; Mishna Peah et Menahot 10 (moisson de l'omer à la faucille).