Les fidèles baisent le rouleau de la Torah présenté par l'assistant
| Référence | EMV 472.3 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 45/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« baisant comme les autres le rouleau que lui présente l’adjoint »
Lecture du texte
Italien (ch. 472) : « come un semplice fedele, segue tutte le cerimonie, baciando come gli altri il rotolo che porge il vice sinagogo (dico così perché non so come si chiami questo aiutante del sinagogo) ed ascoltando la spiegazione del punto scelto dal sinagogo ». Le texte dit bien que l'assistant (le hazzan) présente le rouleau et que les fidèles, Jésus compris, le baisent. La traduction française est fidèle.
Faits établis
Le rôle du hazzan qui sort et remet le rouleau est bien attesté pour le Ier s. (Lc 4,17.20 : l'hyperetes remet et reprend le livre ; Mishna Yoma 7,1 et Sota 7,7-8 : le hazzan de la synagogue prend le rouleau et le passe au chef de synagogue). En revanche, le baiser du rouleau par l'assemblée n'est documenté ni dans le Nouveau Testament, ni chez Philon ou Josèphe, ni dans la Mishna ; les premières attestations explicites de gestes de vénération autour de la présentation du rouleau (hagbaha, montrer l'écriture au peuple) sont dans le traité post-talmudique Soferim (VIIIe s. env.), et le baiser du Sefer Torah lors de la procession est un usage médiéval puis moderne. Néhémie 8,5 ne mentionne que le fait de se lever.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé (recherche « baiser rouleau synagogue » : seulement la page « Baiser », sans rapport).
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
Le baiser d'objets sacrés est un geste de respect très ancien au Proche-Orient, et l'absence d'attestation au Ier s. n'est pas une preuve d'absence ; les sources sur la liturgie synagogale du Ier s. sont rares. Mais aucune source positive ne soutient le détail.
Remarques
Projection probable d'un usage synagogal ou chrétien (baiser de l'Évangéliaire) plus tardif ; non démontrable comme faux, d'où douteux.