Le « troisième jour » déclaré fini à l'heure de none
| Référence | EMV 625.5 |
|---|---|
| Type | Cohérence interne |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | Les disciples d'Emmaüs |
Passage
« C’est aujourd’hui le troisième jour qu’il est mort, il est même déjà fini, car l’heure de none est passée, or il n’est pas ressuscité. »
Affirmation
Cléophas considère que le troisième jour depuis la mort de Jésus est achevé dès que l'heure de none (vers 15 h) du dimanche est passée.
Motif de suspicion
Dans le comput juif, le jour se termine au coucher du soleil, pas à none ; le dimanche n'est donc pas « fini » à 15 h. Le raisonnement semble plutôt compter trois fois vingt-quatre heures depuis la mort (vendredi none), ce qui ne donnerait d'ailleurs que 48 heures le dimanche à none.
Défense possible
Propos d'un disciple découragé qui compte depuis l'heure de la mort (vendredi none) : pour lui l'échéance symbolique « à la même heure » le troisième jour est passée. Ce n'est pas une affirmation du narrateur.
Piste de vérification
Comparer avec le comput juif du jour (soir à soir) et avec Lc 24,21 (« c'est aujourd'hui le troisième jour ») ; voir si le texte italien original dit la même chose.