Hippogriffes et sirènes sur des tapis antiques
| Référence | EMV 218.8 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 15/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« D’autres mêlent aux fleurs des figures allégoriques comme des hippogriffes, des sirènes, des dragons, ou bien des griffons héraldiques semblables aux nôtres. »
Lecture du texte
Italien : « Altri hanno mescolato ai fiori delle figure allegoriche come ippogrifi, sirene, draghi, oppure grifoni araldici simili ai nostri. » C'est la narratrice qui décrit ce qu'elle voit, avec « come » (comme) et une comparaison explicite avec « les nôtres » : elle donne des exemples avec son vocabulaire, elle ne prétend pas donner le nom antique des motifs. La propriétaire de l'atelier d'Ascalon est païenne (« nous n'avons pas de préventions »).
Faits établis
Les monstres composites sont omniprésents dans l'art hellénistique et romain : griffons (Virgile, Bucoliques 8,27 accouple déjà griffons et chevaux, fût-ce comme image de l'impossible), Pégase et chevaux ailés, hippocampes, tritons et néréides, kètos et drakones (dragons-serpents). Le nom et le type littéraire de l'« hippogriffe » viennent d'Arioste (1516), mais des chevaux ailés à tête d'aigle ou griffons-chevaux se lisent sans peine dans les motifs antiques. Surtout, à Ascalon même, la déesse Derkétô/Atargatis était figurée avec un visage de femme et un corps de poisson (Diodore II,4,2) : une « sirène » à queue de poisson est donc précisément un motif local attesté.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé (l'énigme [1080] sur Ascalon ne parle pas des tapis).
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé sur ce passage.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Vocabulaire descriptif moderne de la voyante pour des monstres composites antiques ; la sirène-poisson correspond à la Derkétô d'Ascalon.
Remarques
Tapis figurés hellénistiques rares archéologiquement mais connus (tapis de Pazyryk, textiles de Palmyre et de Doura-Europos avec animaux et motifs composites).