Entrée prévue par la porte d'Éphraïm avec attente à En-Rogel
| Référence | EMV 588.8 |
|---|---|
| Type | Géographie |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 50/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Il a averti ses disciples qu’il la prendrait pour entrer dans la ville par la porte d’Ephraïm, et il leur a demandé de l’attendre près d’En-Rogel. »
Lecture du texte
Italien : « Ha detto ai seguaci che per essa [la via di Betfage] entrerà in città, dalla porta di Efraim, e di essere ad attenderlo presso En Rogel. » C'est Judas qui parle aux sanhédristes, pas la narratrice. Dans la géographie propre à l'EMV, la « porte d'Éphraïm » est une porte sud-est voisine de la porte du Fumier, entre l'Ophel et les jardins du roi près d'En-Rogel (592.11, 596.23) : la phrase est donc cohérente avec le reste de l'œuvre. En 590.1, Jésus envoie bien les femmes vers En-Rogel où attendent les disciples, et en 590.13 le cortège entre par la « porte de Siloan » puis traverse l'Ophel : même secteur, mais nom de porte différent.
Faits établis
Dans la Bible, la porte d'Éphraïm est sur le rempart nord, à 400 coudées de la porte de l'Angle (2 R 14,13 ; 2 Ch 25,23), avec une place où l'on dresse des huttes (Né 8,16), et Né 12,39 la cite entre la Vieille porte et la porte des Poissons : un emplacement nord ou nord-ouest, loin d'En-Rogel, au confluent Cédron-Hinnom. Josèphe ne nomme aucune porte d'Éphraïm pour le Ier siècle ; les noms des portes à l'époque de Jésus sont en grande partie inconnus.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 1197 (L'entrée triomphale) : décrit l'entrée par la porte de Siloam et l'Ophel, sans commenter la porte d'Éphraïm ni l'écart avec 588.8. Ne répond pas à l'objection.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Jérusalem » : cite seulement 592.11 (confusion avouée entre la porte d'Éphraïm et celle du Fumier), sans localisation ni justification. Ne convainc pas.
Réponses aux critiques
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Autre défense possible
C'est Judas qui parle, et il peut être imprécis ou le plan a pu changer. Surtout, l'EMV applique partout ce nom à une porte sud-est proche d'En-Rogel : la phrase n'a rien d'incohérent en elle-même. Le problème réel est le même qu'en 592.11 et 596.23 (le nom « porte d'Éphraïm » donné à une porte méridionale), et il ne peut pas être tranché pour le Ier siècle faute de sources.
Remarques
L'argument « deux extrémités opposées de la ville » repose sur la localisation biblique ; il tombe dans la géographie interne de l'EMV. Écart mineur avec 590.13 (porte de Siloan).