Blés verts en 174.1, blés blondissants en 174.11 le même jour
| Référence | EMV 174.11 |
|---|---|
| Type | Cohérence interne |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 15/100 |
| Confiance | moyenne |
| Énigme de J.-F. Lavère | Le sermon sur la montagne. Le vendredi |
Passage
« Les moissons des plaines commencent à prendre une couleur blonde et seront bientôt prêtes pour la faux. »
Lecture du texte
174.1 : « grani ancora flessuosi al vento, che dà loro moto d'onda verde glauca, appena tinta di oro pallido sulla cima delle spighe che graniscono ». Les arbres fruitiers sont en fleurs, et pour les oliviers : « la loro preghiera già si muta in un nevicare, per ora ancora incerto, di fiorellini bianchi ». Valtorta ajoute : « piena primavera, che in Palestina mi pare sia proprio fra marzo e aprile ». 174.11 reprend une vision du 12 août 1944 : « La collina è tutta in fiore. Deve esser buona stagione. Le messi delle pianure tendono ad imbiondire e a farsi pronte per la falce ». Le point décisif est la note de Valtorta juste avant : « lei mi deve copiare la visione-dettato del 12 agosto 1944, B 961, dalla 35ª riga della visione fino alla fine ». La description d'ouverture, qui contient la phrase sur les moissons, vient avant la 35e ligne du cahier : Valtorta avait donc demandé de ne pas la reprendre. L'édition l'a gardée. Enfin, les deux passages décrivent le même stade, le début du jaunissement des épis (« appena tinta di oro pallido » / « tendono ad imbiondire »).
Faits établis
En Galilée, l'orge mûrit vers la Pâque (mars-avril) et le blé vers avril-mai, avec de l'avance autour du lac de Tibériade (-200 m) ; le calendrier de Gézer met la moisson de l'orge avant celle du blé. L'olivier fleurit en avril-mai au Levant. Poiriers, pommiers et cognassiers fleurissent en mars-avril, si bien qu'une coexistence fin avril avec une floraison d'olivier « encore incertaine » est plausible. Les épis qui commencent à blondir fin avril sur la plaine vont avec une moisson « bientôt ».
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 1054 : Lavère date la scène du 18 février (5 Adar). Il reconnaît que Valtorta, « quand elle se fie à ses impressions personnelles, est parfois trompée par la précocité du printemps » (« entre mars et avril »), et il rapproche ces descriptions de celles de l'Annonciation (fin février). Cela ne règle pas la question des deux descriptions, et une date de mi-février tire même la végétation vers un stade trop avancé. La défense de Lavère ne convainc donc pas sur la phénologie. L'incohérence interne alléguée, elle, ne tient pas.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé.
Réponses aux critiques
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Autre défense possible
La phrase en cause vient de la partie de la vision du 12 août 1944 que Valtorta avait exclue (« dalla 35ª riga »). De plus, « Deve esser buona stagione » montre qu'elle faisait une supposition devant une vision sans date, et les deux descriptions restent compatibles (début du jaunissement).
Remarques
Si l'on applique la date de Lavère (mi-février), les oliviers en fleurs et les épis qui jaunissent posent une vraie tension saisonnière, mais elle vise la chronologie de Lavère (voir 175.4-1). Le numéro de ligne dans le cahier est une estimation : l'ouverture compte environ 1400 caractères, soit une vingtaine de lignes manuscrites.