Bas Cédron décrit comme vallée ombragée, herbeuse et arrosée
| Référence | EMV 388.3 |
|---|---|
| Type | Géographie |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 50/100 |
| Confiance | basse |
| Énigme de J.-F. Lavère | En allant vers Engaddi et Masada |
Passage
« Nous allons maintenant descendre dans la vallée du Cédron. Elle est ombragée… [...] la vallée est ombragée et rafraîchie par des cours d’eau. »
Lecture du texte
Italien : Simon le Zélote dit « Ora scenderemo nella valle del Cedron. È ombrosa… » ; plus loin (388.5-6), ils vont jusqu'à « quel paesello » (un petit village sur une colline, avec « poche case » et des gens qui connaissent les bergers disciples), s'assoient « sull'erba » des rives, et deux apôtres repartent vers Béthanie sans attendre le soir, « dato che la valle è ombrosa e fresca d'acque ». Avant, sur les plateaux, une citerne dans le roc est alimentée par des ruisselets. Le texte ne dit PAS qu'ils sont au bas Cédron près de la mer Morte : ils ont traversé des « monts bizarres » depuis les abords de la mer Morte par un « chemin rude » qui « a abrégé le parcours », puis descendent dans la vallée, dont la remontée mène « vite à Jérusalem ». Le point précis sur le cours du Cédron n'est pas donné. Nous sommes en avril, après la saison des pluies.
Faits établis
Le Nahal Kidron est un oued : à sec la plus grande partie de l'année, avec des crues soudaines lors des pluies d'hiver ; il n'a pas d'écoulement naturel permanent dans le désert (le débit actuel vient des eaux usées de Jérusalem). Sa section désertique, de Mar Saba à la mer Morte, est une gorge profonde et aride, sans végétation notable hors quelques sources (sources de Mar Saba). Au Ier siècle, l'occupation du désert oriental se limitait à des forteresses (Hyrcania) et à des installations isolées ; il n'y avait de villages que dans le cours supérieur, près de Jérusalem et de Bethléem. Des aqueducs et des citernes taillées dans le roc existaient bien autour d'Hyrcania.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme [1146] « En allant vers Engaddi et Masada » : Lavère place la halte à « l'embouchure du Cédron » (donc au plus mauvais endroit pour la verdure) et ne discute pas le paysage. Pas de défense.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Cédron (Vallée du) » : décrit un « petit torrent qui charrie très peu d'eau » au printemps à Jérusalem et cite Chateaubriand (à sec une partie de l'année). Cela concerne le cours supérieur ; rien sur la section désertique. Ne répond pas à l'objection.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Si la halte se trouve dans le cours moyen (entre Mar Saba et Bethléem-Béthanie), une vallée encaissée, ombragée par ses parois, avec des flaques ou un filet d'eau après les pluies d'avril et un hameau de bergers sur la colline, reste possible. Le texte ne dit pas « bas Cédron » ; c'est Lavère qui le situe à l'embouchure.
Remarques
L'accusation repose sur une localisation (bas Cédron) qui vient de Lavère, pas du texte. Plusieurs cours d'eau et une vallée « fraîche » restent peu vraisemblables dans le désert, même en avril ; la présence d'un village est l'élément le plus fragile.