Argent, emprunt, cuisson et transports un jour de sabbat
| Référence | EMV 191.1 |
|---|---|
| Type | Cohérence interne |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 25/100 |
| Confiance | moyenne |
| Énigme de J.-F. Lavère | La parabole du riche et de Lazare |
Passage
« Remets à Michée assez d'argent pour que demain il puisse rembourser ce qu'il a emprunté aujourd'hui aux paysans de cette région »
Lecture du texte
Italien : « Consegna a Michea tanto denaro che domani egli possa ricompensare quanto oggi si è fatto prestare dai contadini ». En 190.2, avant le coucher du soleil, Jésus dit déjà « Il cibo l'ho Io » : il a donc les vivres avant le sabbat. Puis « Il sole cade mentre Gesù entra in una affumicata cucina. Il riposo del sabato ha inizio » : le feu brûle au moment où le sabbat commence. En 191.2, les légumes sont « verdure che ha fatto cucinare », sans dire quand. Point important : dans l'italien, la phrase « Ma oggi è sabato… » est une objection des paysans de Doras (« comment as-tu pu, un jour de sabbat ? »), et Jésus y répond : « È lui che ha procurato l'agnello. Il resto fu facile averlo ». Le français attribue à tort « Mais aujourd'hui c'est le sabbat… » à Jésus. Le texte a donc conscience du problème et fait se procurer la nourriture avant le sabbat.
Faits établis
La Mishna Shabbat 23,1 dit presque mot pour mot ce que décrit le texte : on peut le sabbat emprunter des jarres de vin et d'huile ou des pains, à condition de ne pas dire « prête-moi », et régler le compte après le sabbat. Elle permet même de se procurer l'agneau pascal un sabbat en laissant son manteau en gage. Rembourser « demain », comme le dit Jésus, est donc conforme. Les aliments cuits avant le sabbat peuvent être servis. Porter des vivres à travers des champs privés (karmelit) n'est interdit que par une règle rabbinique, pas par la Torah (Mishna Shabbat 1,1 pour le domaine public). Remettre de l'argent le sabbat relève du muqtseh, une règle rabbinique encore floue au Ier siècle, et la phrase peut avoir été dite dès le vendredi soir.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 1067 (« La parabole du riche et de Lazare ») : elle reprend la scène (l'agneau fourni par l'homme d'En-Dor, le sabbat avec les paysans), sans discuter la halakha. Elle confirme le cadre mais ne défend rien sur ce point.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Mishna Shabbat 23,1 (emprunt le sabbat et règlement après le sabbat), et le fait que le texte italien lui-même soulève l'objection et y répond (vivres procurés avant le sabbat).
Remarques
Une partie de l'anomalie vient d'une erreur de la traduction française, qui attribue « Mais aujourd'hui c'est le sabbat… » à Jésus au lieu des paysans. Restent, à la rigueur, le transport de jarres jusqu'à la limite du domaine et la remise d'argent, qui ne sont interdits que par des règles rabbiniques.