Étaux de menuisier dans l'atelier de Joseph
| Référence | EMV 139.4 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« Puis, en gardant fixées entre deux étaux ces deux extrêmes, qu'ils ne bougent plus du tout, travailler à tout le reste, ornements ou sculptures. »
Affirmation
Jésus décrit, dans une image tirée du métier appris de Joseph, le serrage d'une pièce entre deux étaux avant de sculpter.
Motif de suspicion
L'étau à vis de l'établi n'est bien attesté qu'à partir de la fin du Moyen Âge (XVe siècle) ; dans l'Antiquité on utilisait surtout des crochets d'arrêt, des coins et des serre-joints rudimentaires.
Défense possible
La vis et les presses à vis sont connues au Ier siècle (Pline, Héron) ; des dispositifs de serrage à coins ou à cordes peuvent être appelés « étaux » en traduction.
Piste de vérification
Histoire de l'outillage du menuisier romain (Roger Ulrich, Roman Woodworking, 2007) ; vérifier le mot italien original (« morse » ?) et l'existence de presses à vis antiques (Héron d'Alexandrie, presses à vis de Pline).