Hébron « à cheval sur deux rivières »
| Référence | EMV 77.4 |
|---|---|
| Type | Géographie |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 40/100 |
| Confiance | basse |
Passage
« C’est Hébron, à cheval sur deux rivières, avec sa crête. »
Lecture du texte
Italien : « È Ebron. A cavaliere fra due fiumi col suo dorso. » (Jean, en arrivant). Mot à mot : « à cheval entre deux fleuves avec son dos (sa crête) ». Il s'agit donc d'un relief (une croupe) entre deux cours d'eau, pas d'une ville traversée par des rivières. Le français « avec sa crête » est fidèle. Valtorta emploie « fiume » pour des cours d'eau modestes (par ex. l'Eshcol en 79.1).
Faits établis
Hébron n'a aucune rivière pérenne. La ville ancienne (Tel Rumeida/Tel Hébron) occupe un éperon qui descend vers l'est depuis le Jebel Rumeida, au-dessus de la vallée d'Hébron (Wadi el-Khalil), avec la source d'Ein Jedide au pied du tell. Le Wadi el-Khalil, tête du Nahal Hevron, naît dans la ville et reçoit des vallons latéraux ; ce sont des oueds saisonniers. Un éperon entre la vallée principale et un vallon affluent peut être décrit comme « entre deux cours d'eau » en saison des pluies, mais pas comme entre deux fleuves.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Hébron » : cite la phrase sans commentaire. Rien.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Lecture topographique : la « crête » de la ville entre deux vallons à torrent saisonnier (vallée d'Hébron et un affluent). En juin, ces oueds sont secs, ce qui affaiblit le mot « fiumi ». On ne sait pas si la vision montre de l'eau.
Remarques
Je n'ai pas trouvé de description savante précise d'une confluence de deux vallées sous l'éperon d'Hébron ; le jugement reste prudent. Le mot « fleuves » est une exagération nette ; l'idée d'une croupe entre deux vallons est défendable.