Tournevis dans l'atelier de Nazareth
| Référence | EMV 42.2 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 10/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« ni d'un tournevis (me semble-t-il) qui tombe deux fois de l'établi »
Lecture du texte
Italien : « né di un cacciavite (mi pare) che gli cade due volte dal banco ». Valtorta signale elle-même son doute sur l'identification de l'objet (« mi pare »), vu de loin et en passant. La note de l'éditeur ([76], renvoyant à 37.2) reconnaît que la vis et le tournevis n'existaient pas et propose un petit ciseau à bois.
Faits établis
La vis de fixation et le tournevis n'apparaissent qu'à la fin du XVe siècle (Hausbuch de Wolfegg). Les Romains ne connaissaient que la vis de pressoir. Le menuisier antique avait en revanche des ciseaux, bédanes et gouges à lame plate emmanchée, qui ressemblent beaucoup à un tournevis (voir la vérification 37.2-1).
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Pas d'énigme dédiée. Selon 37.2-1, Lavère cite ce passage (entretien reproduit sur le wiki) comme exemple de la prudence de Valtorta (« à ce qu'il me semble »). L'argument vaut pleinement ici.
Défense du wiki Maria Valtorta
« Anachronismes apparents dans l'œuvre de Maria Valtorta », section « Outils du charpentier » (d'après 37.2-1) : le terme est anachronique, mais l'objet est probablement un ciseau ou un bédane. Convaincant, d'autant plus qu'ici le doute est explicite.
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
Un outil à tige plate et manche de bois (ciseau, bédane, poinçon) est indiscernable d'un tournevis pour une observatrice non spécialiste. Seul le nom est moderne.
Remarques
Même fait que 37.2-1 (defendable 25) ; plus faible encore ici, car Valtorta marque elle-même son incertitude.