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L'évangélisation dans la Décapole

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Article de L'Énigme Valtorta (Jean-François Lavère), partie « Troisième année de vie publique ».

En passant à Emmaüs de la Plaine fin avril, Jésus a appris par les disciples que le berger Joseph, agressé dans la vallée du Cédron et gravement blessé, s'est refugié avec Lévi et Salomon chez Ananias. Le groupe apostolique quitte donc Zachée en début de nuit[1], vers 21h ou 22h, pour parcourir en quatre ou cinq heures de marche nocturne la douzaine de kilomètres entre Jéricho et la maison offerte par Salomon. Arrivé tandis qu'il fait encore nuit, Jésus décide d'attendre l'aube : « Pourquoi réveiller ce vieillard et peut-être Joseph encore malade, quand d'ici peu il va faire jour ? »418.2. Et sitôt Ananias levé, Jésus va au chevet de Joseph encore endormi, et le guérit dans son sommeil. La halte à Bétabara sera brève : à peine une demi journée, le temps que les trois disciples prennent un peu d'avance pour annoncer la venue du Seigneur dans les villages de la Décapole.

La première étape est pour le village du passeur qui fut témoin du miracle de la crue apaisée[2]. Le jeudi 17 mai Jésus y guérit un enfant mourant et rend l'ouïe et la parole à un sourd-muet de naissance. Un homme L'interroge : « Notre Loi, Maître, indique pratiquement comme frappés par Dieuceux qui naissent malheureux, au point qu'elle leur interdit tout service à l'autel[3]. Mais quelle faute en ont-ils ? »419.7. Dans sa réponse, le Seigneur insiste une nouvelle fois sur la nécessité d'aimer le prochain en toutes circonstances : « Ne soyez jamais dépourvus de charité envers votre prochain. Il est né malheureux ? Aimez-le parce qu'il porte sa grande peine. (...) L'amour, c'est ce qui sauvera la Terre »419.8-9.

Remontant vers le nord, ils parcourent une cinquantaine de kilomètres en trois ou quatre étapes coupées par la halte sabbatique. Le mardi 22 mai, un villageois demande à Jésus de délivrer un possédé qui terrorise quiconque l'approche. L'homme témoigne de sa

confiance en Jésus : « Nous savons ce que tu as fait, il y a trois lunes[4]. Qui arrête une crue, s'il n'est pas Fils de Dieu ? »420.1. Jésus chasse le démon qui s'échappe en proférant des menaces : « Je me vengerai. Tu me chasses, mais tu as un démon à ton côté et j'entrerai en lui pour le posséder[5], en l'assaillant de tout mon pouvoir »420.5. Et à Pierre qui s'étonne des difficultés rencontrées par le Christ pour libérer ce possédé, Jésus lui explique : « Quand quelqu'un ouvre son esprit aux sept vices, alors il entre en lui un esprit complet »420.9.

Notes

  1. ↑ La description de la lune « qui commence seulement à décroître »418.1 vers 1h ou 2h du matin, puis qui « tourne vers l'occident » alors que « d'ici peu il va faire jour »418.2 fixe à coup sûr la date entre le 15 et le 17 mai, juste après la pleine lune.
  2. ↑ Le miracle eut lieu début mars (Voir MV 361.11). Jésus accomplit sa promesse de revenir, pour guérir les malades (MV 361.12).
  3. ↑ En référence à Lévitique 21,16-24 : « Aucun homme qui a une tare ne doit s'approcher... ». Jésus en a déjà parlé en MV 96.6 ; MV 211.7, puis en parlera encore en MV 455.14.
  4. ↑ Le miracle de la crue apaisée, (décrit en MV 361.11) a eu lieu le 7 mars 29 au début de la lune de Nisan, (il y a 2 mois ½). C'est maintenant la lune de Sivan : trois lunes se sont donc écoulées !
  5. ↑ Plus loin (voir MV 587.3) Jésus explique que lors de la trahison, Satan s'était « incarné » en Judas. Voir aussi MV 602.19. Et au soir du Mardi Saint, en MV 595.6, Jésus rappelle la violence de ce combat contre Satan.