« Neapolis » gravé sur une borne milliaire avant 70
| Référence | EMV 564.3 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Erreur confirmée |
| Note d'erreur | 85/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« une inscription sur la face septentrionale : “ Neapolis ” […] et sous ce nom, en caractères beaucoup plus petits […] : “ Sichem ” »
Lecture du texte
[Contrôle italien, 26/09/2026 — confirmee] Italien (564.3) : Deve essere una strada abbastanza importante, perché al punto di incrocio ha una delle pietre miliari che usano i romani, con su scritto sulla faccia settentrionale: «Neapoli», e sotto a questo nome — scolpito ben grande coi caratteri lapidari dei latini, forti come loro stessi — molto più in piccolo, e appena graffito nel granito: «Sichem»; nella faccia occidentale: «Silo-Gerusalemme»; e in quella volta a mezzogiorno: «Gerico». Sul lato di levante non vi è nome alcuno. — Traduction fidèle. L'italien porte « Neapoli » (forme italienne de Neapolis) gravé en grand, et « Sichem » en plus petit, « appena graffito nel granito » ; même borne milliaire romaine (« pietre miliari che usano i romani »).
Voix de la narratrice, qui décrit ce qu'elle voit : à un croisement au nord d'Ephraïm, « l'une de ces bornes milliaires dont les Romains se servent, avec une inscription sur la face septentrionale : “Neapolis” — gravée en grand avec les caractères lapidaires des Latins — et sous ce nom, en caractères beaucoup plus petits [...] : “Sichem” ». Ce n'est pas une glose : c'est une inscription donnée comme vue, vers l'an 30 (dernier voyage avant la Passion).
Faits établis
Le nom Neapolis n'apparaît qu'avec la fondation de Flavia Neapolis par Vespasien en 72 ap. J.-C. (ère civique et monnaies « Flavia Neapolis ») ; auparavant le lieu s'appelait Mabartha/Mamortha (Josèphe, Guerre IV, 449 ; Pline, HN V, 69 : « Neapolis quod antea Mamortha dicebatur »). De plus, les plus anciennes bornes milliaires romaines connues en Judée datent de 69 ap. J.-C. (B. Isaac et I. Roll, JRS 66, 1976) : une borne latine vers 30, en Samarie, est elle-même anachronique.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé : l'énigme [426] (ponts romains, bornes milliaires) évoque la borne de 478.1, pas celle-ci, et ne traite pas de Neapolis.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Sichem » : prend cette borne comme preuve que « le nom de Neapolis serait antérieur à celui de Flavius Neapolis », car Vespasien n'était pas assez célèbre en 30 pour être honoré ainsi. Raisonnement circulaire (on suppose le texte vrai pour dater le nom) et sans aucune attestation. Ne convainc pas. Le « Dictionnaire géographique » (Lavère) cite aussi « Sichem-Neapolis » parmi les doubles noms en usage au temps de Jésus, sans source.
Réponses aux critiques
Rien trouvé (defense-docs : aucune mention de Neapolis/Sichem).
Autre défense possible
On pourrait supposer un usage grec informel de « Nouvelle ville » avant 72 ; aucune source ne l'atteste, et Josèphe comme Pline donnent Mabartha/Mamortha comme ancien nom.
Remarques
Double anachronisme : le nom Neapolis, et une borne milliaire romaine en Samarie vers 30. La référence Isaac et Roll 1976 (« A Milestone of A.D. 69 from Judaea ») est citée de mémoire ; son URL JSTOR n'a pas été vérifiée.