Cadeaux échangés pour les Encénies (Hanoukka)
| Référence | EMV 532.2 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 35/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Ce doit être l’usage de faire des cadeaux pour les Encénies. Je vois en effet qu’à peine le vieux Jean s’est retiré […] Elise et les apôtres se mettent à finir l’une un vêtement, les autres des objets utiles taillés dans le bois »
Lecture du texte
Italien : « Deve esserci l'uso di fare dei regali per le Encenie, perché vedo che, appena il vecchio Giovanni si è ritirato nella sua stanzetta presso la cucina, Elisa e gli apostoli si danno a finire l'una una veste, gli altri degli oggetti utili intagliati nel legno e una tenda a rete ». L'« usage » est une déduction de la narratrice (« deve esserci »), pas une affirmation de la vision. Ce qu'elle voit : des objets fabriqués pour le vieux Jean de Nobé, hôte pauvre (« Ci starà caldo, povero vecchio! »), une veste chaude et des ustensiles. Le reste de la préparation (lampes, huile, branchages sur les murs, galettes) correspond bien à la fête.
Faits établis
Aucune source antique (1-2 Maccabées, Josèphe Ant. 12.323-326, Mishna, Talmud Shabbat 21b) ne mentionne de cadeaux à Hanoukka ; la fête y consiste en lumières, louange (Hallel), branchages et palmes (2 M 10,6-7). Les « Hanukkah gelt » (pièces aux enfants/maîtres) apparaissent dans l'Europe orientale du XVIIe siècle ; l'échange de cadeaux se développe aux XIXe-XXe siècles par imitation de Noël. Les cadeaux mutuels (mishloah manot) et aux pauvres sont prescrits pour Pourim (Esther 9,22), pas pour Hanoukka.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
rien trouvé
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Les fêtes du judaïsme » : constate que dans l'œuvre de Valtorta Hanoukka est « l'occasion de cadeaux et de repas améliorés dans une ambiance familiale », sans source ni défense historique. Ne convainc pas comme défense.
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
Les objets sont destinés au vieux Jean, hôte pauvre et âgé : un don charitable ou de remerciement à l'occasion d'une fête, geste personnel plausible à toute époque, que Valtorta interprète à tort (ou par projection de Noël) comme un « usage ». La scène vue reste défendable ; c'est le commentaire de la narratrice qui est anachronique, et elle le présente comme une supposition.
Remarques
L'usage de cadeaux de Hanoukka n'est pas attesté au Ier siècle ; mais le texte ne l'affirme que comme hypothèse de la voyante, et les faits vus (vêtement pour un vieillard pauvre) n'impliquent pas de coutume. D'autres passages (wiki : fête « occasion de cadeaux ») pourraient toutefois montrer une récurrence du motif, à vérifier (136, 132.6).