Triangles dans l'orchestre funèbre, sans flûtes
| Référence | EMV 230.5 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | La résurrection de la fille de Jaïre |
Passage
« Elles battent des mains, font résonner des tambourins, agitent des triangles et accompagnent leurs lamentations de cette… musique. »
Affirmation
Les pleureuses chez Jaïre agitent des triangles et des tambourins.
Motif de suspicion
Le triangle métallique à percussion est attesté surtout à partir du Moyen Âge ; il n'est pas connu comme instrument juif du Ier siècle. En outre Mt 9,23 et la Mishna (Ketoubot 4,4 : au moins deux flûtes) placent des flûtes aux funérailles, absentes de la scène.
Défense possible
Des sistres ou crotales à cadre métallique existaient dans l'Antiquité (sistre égyptien, attesté au Proche-Orient) et peuvent être perçus comme des 'triangles' ; le mot « musiciens » en 230.5 peut inclure des flûtistes non décrits.
Piste de vérification
Organologie de la Palestine antique (Braun, Music in Ancient Israel/Palestine) : existence d'un idiophone triangulaire au Ier siècle ; usage des flûtes aux funérailles.