Une « déesse Matrice » vénérée à Magdalgad
| Référence | EMV 220.3 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | L'évangélisation dans Ascalon et alentour |
Passage
« nous sacrifierons le bouc, pour obtenir la plus grande pitié de la déesse Matrice. »
Affirmation
Les habitants idolâtres de Magdalgad, près d'Ashkelon, invoquent une « déesse Matrice » pour un accouchement difficile, avec procession, bouc bandé et chasse à la magicienne.
Motif de suspicion
Aucune divinité nommée « Matrice » n'est attestée dans le panthéon philistin ou hellénistique de la côte (Dagon, Derketo/Atargatis, Astarté, Aphrodite Ourania, Isis). Le nom ressemble à une invention ou à un calque latin (matrix = utérus) plutôt qu'à un culte local du Ier siècle.
Défense possible
Le mot peut être un qualificatif descriptif (« déesse de la matrice », déesse de la fécondité type Atargatis/Derketo ou Isis protectrice des accouchements) et non un nom propre ; Ashkelon est justement le grand centre du culte de Derketo.
Piste de vérification
Vérifier le texte italien original (Matrice ? dea della matrice ?) et les cultes attestés à Ashkelon au Ier siècle (Derketo chez Diodore, Atargatis, Isis) ; chercher des divinités de l'accouchement locales.