Un lépreux dans la foule risquait-il d'être « lapidé » ?
| Référence | EMV 58.7 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Faux positif |
| Note d'erreur | 10/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« Lui, le lépreux, avait osé se mêler à la foule au risque d'être lapidé, tout enveloppé dans un manteau »
Lecture du texte
Italien : « Lui, il lebbroso, aveva osato mescolarsi alla folla, a rischio di esser lapidato, tutto avvolto in un mantello ». C'est un personnage (le suppliant) qui parle d'un risque, non d'une peine légale : « lapidato » au sens d'être chassé à coups de pierres. Le même motif revient ailleurs dans l'EMV (Élie de Bethléem chassé « à coups de pierres, comme un lépreux » ; serviteurs de Marie de Bozra risquant la lapidation), ce qui confirme l'emploi au sens de violence populaire.
Faits établis
La Loi (Lv 13,45-46) et la Mishna (Kelim 1,7) imposent l'isolement et l'exclusion des villes murées, sans peine de mort ; la sanction rabbinique d'une infraction serait la flagellation. Mais les sources rabbiniques attestent la pratique de jeter des pierres aux lépreux pour les écarter : Lévitique Rabba 16,3 rapporte que Resh Lakish (IIIe s.), voyant un lépreux en ville, lui jetait des pierres en disant « Va à ta place et ne souille pas les gens ». L'hostilité violente envers un lépreux mêlé à la foule est donc historiquement plausible.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
rien trouvé
Défense du wiki Maria Valtorta
rien trouvé de spécifique (pages « Marie de Bozra », « Élie de Bethléem » montrent le motif récurrent de la lapidation populaire des lépreux dans l'EMV).
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
Lapidation = jets de pierres pour chasser (violence populaire), attestée par Lévitique Rabba 16,3 ; l'objection suppose à tort une peine légale.
Remarques
Témoignage rabbinique postérieur d'environ deux siècles, mais il reflète une attitude ; le texte ne prétend rien de juridique.