Un Grec qui « prend la nationalité romaine » pour faire ses affaires
| Référence | EMV 461.8 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« Non, je ne suis plus grec, car j'ai pris la nationalité romaine pour continuer mon travail. »
Affirmation
Zénon, Grec d'Antioche, dit avoir pris la citoyenneté romaine pour pouvoir continuer à ravitailler les troupes.
Motif de suspicion
Au Ier siècle, un provincial ne pouvait pas « prendre » la citoyenneté romaine de sa propre initiative : elle était accordée par l'empereur ou un magistrat (à titre individuel, par affranchissement, service militaire, etc.) ; elle ne faisait pas non plus perdre l'identité grecque (on pouvait être à la fois citoyen romain et citoyen d'Antioche). « Je ne suis plus grec » est donc un raisonnement de nationalité moderne.
Défense possible
La citoyenneté pouvait s'obtenir par faveur, voire s'acheter (Ac 22,28 : « j'ai acquis ce droit de cité pour une forte somme ») ; un fournisseur de l'armée et du légat aurait pu l'obtenir ainsi. « Nationalité » serait alors un raccourci de langage.
Piste de vérification
Droit de la citoyenneté romaine au début de l'Empire (Sherwin-White, The Roman Citizenship) ; octroi viritim ; double citoyenneté des notables grecs.