Troupes romaines « d'occupation » à Pétra avant l'annexion de 106
| Référence | EMV 358.2 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Faux positif |
| Note d'erreur | 15/100 |
| Confiance | haute |
| Énigme de J.-F. Lavère | De Pella à Rama |
Passage
« Séla, que les troupes d’occupation qui surveillent les chemins des déserts appellent maintenant Pétra »
Lecture du texte
L'italien dit : « Sela, che ora è detta Petra dai dominatori, coloro che fanno le vie dei deserti ». Il n'y a ni « troupes » ni « occupation » : c'est une glose de la traduction française (« les troupes d'occupation qui surveillent les chemins des déserts »), reprise par Lavère et le wiki. « Les dominateurs, ceux qui font les routes des déserts » peut très bien désigner les Nabatéens, maîtres de l'ancien Édom et des routes caravanières. La femme ajoute que le brigand serait un déserteur « di quel romano venuto là a… fare conoscere Roma… Elio », allusion transparente à l'expédition d'Aelius Gallus en Arabie (26-25 av. J.-C.).
Faits établis
Pétra, capitale nabatéenne (Raqmu en nabatéen), est indépendante jusqu'en 106 ; mais le nom grec Petra est employé depuis l'époque hellénistique (Diodore, Strabon) par les Grecs et les Romains. L'expédition d'Aelius Gallus a traversé le territoire nabatéen, guidée par Syllaeus, ministre nabatéen (Strabon 16.4.22-24). Sela = Pétra est une identification traditionnelle discutée. Un déserteur de 25 av. J.-C. encore vivant vers 29 ap. J.-C. serait très âgé, mais le texte ne donne qu'une rumeur (« Si dice »).
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 1139 (De Pella à Rama) : cite la traduction française (« troupes d'occupation ») et souligne la rareté des noms Caracamoab et Séla=Pétra en 1945 ; ne voit pas que l'italien ne parle pas de troupes, mais son argument sur la toponymie tient partiellement.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Pétra » (sections 2-3) : reprend la traduction française et avance que les Romains l'auraient rebaptisée Pétra, ce qui est inexact (le nom grec est antérieur). Le sommaire de La Greca annonce « Le préfet romain Aelius Gallus à Petra » (p. 191), contenu non accessible.
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
Si « dominatori » vise les Romains, cela reste acceptable : Grecs et Romains disaient Pétra, et « ora » oppose le nom grec au nom biblique. Seul reste discutable que les Nabatéens eux-mêmes disaient Raqmu.
Remarques
Anomalie née d'une traduction française infidèle. La mention d'Aelius Gallus (« Elio ») est plutôt un point positif pour le texte.