Tonnelle de jasmins en Galilée au Ier siècle
| Référence | EMV 108.2 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 55/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Les apôtres, assis à l’ombre d’une tonnelle de jasmins, mangent de bon appétit des raisins et du pain. »
Lecture du texte
Italien : « Gli apostoli, seduti all'ombra di una pergola di gelsomini, gustano con buon appetito uva e pane ». C'est la narratrice qui décrit la scène (vendanges, riche ferme d'une plaine irriguée près du lac, Galilée). Une pergola suppose un jasmin grimpant ou sarmenteux vigoureux.
Faits établis
Jasminum officinale (et J. grandiflorum, J. sambac) est originaire de la zone Perse–Himalaya ; le nom vient du persan yāsamin. Il est très anciennement cultivé en Perse ; on connaît dans l'Antiquité romaine une huile de jasmin importée de Perse, mais aucune attestation de culture au Levant avant l'époque islamique ; son entrée dans les jardins européens passe par le monde arabe (Sicile arabo-normande, Espagne). Le seul jasmin indigène d'Israël, Jasminum (Chrysojasminum) fruticans, est un petit arbuste à fleurs jaunes peu parfumées, très rare en Haute-Galilée et au Golan, commun en Samarie et au Gilboa ; il ne forme pas de tonnelle.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Aucune défense spécifique. L'énigme 468 « Des fleurs à profusion » cite « le jasmin et le camphre » (300.7) comme exemple d'une flore exacte, sans en discuter l'origine : cela ne convainc pas.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé (seule mention du jasmin : page « Odeur de sainteté », sans rapport).
Réponses aux critiques
Rien trouvé : aucun document de defense-docs/ ne traite de ces plantes.
Autre défense possible
Un riche propriétaire galiléen a pu importer un jasmin de Perse (l'Empire parthe est voisin, et ce commerce existait pour l'huile) ; « gelsomini » pourrait aussi désigner vaguement une autre grimpante odorante. Aucune de ces hypothèses n'a de preuve, mais elles ne sont pas absurdes.
Remarques
Probablement une projection des pergolas de jasmin italiennes ; l'absence de preuve positive d'un jasmin cultivé au Levant au Ier s. n'est pas une preuve d'absence, d'où « douteux ».