Texte de Tobie (deutérocanonique) lu sur un rouleau au Temple
| Référence | EMV 201.5 |
|---|---|
| Type | Anachronisme |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 25/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« Bénissez le Dieu du Ciel et louez-le en présence de tous les vivants [...] il est bon de tenir caché le secret du roi »
Lecture du texte
Italien : lors de l'examen de majorité, le rabbin Giacobbe tend un rouleau ; l'enfant lit : « Benedite il Dio del Cielo e dategli lode dinanzi a tutti i viventi... Certo è bene tenere nascosto il segreto del re, ma è però onorifico rivelare… » (Tb 12,6-7). Il s'agit d'un test de lecture, non d'une lecture liturgique.
Faits établis
Tobie est attesté à Qumrân par quatre manuscrits araméens et un hébreu (4Q196-200, Ier s. av. J.-C.), ce qui prouve qu'il était lu en Palestine, dans une langue sémitique, à l'époque de Jésus ; le canon rabbinique n'est fixé qu'après 70. La formulation suit la Vulgate (« honorificum », « Deum caeli ») mais le sens est commun aux recensions grecques (GII : « le secret du roi, il est bon de le cacher ; les œuvres de Dieu, les révéler avec honneur »).
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 986 (La naissance du Sauveur) cite ce passage pour un autre sujet ; rien sur le canon.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Gamaliel et Jésus » : canon ouvert avant 70, Septante en usage ; ici, l'argument est appuyé par Qumrân.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Les rabbins testent la lecture sur un rouleau quelconque (« où tombe ton œil ») : un livre non liturgique convient même mieux.
Remarques
Seul reste la couleur vulgatiste de la traduction, attribuable à la mise en italien.