Serviteur juif battu à mort et non libéré après trente ans
| Référence | EMV 88.3 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« Il m’a frappé avec un fouet garni de fer. Il a compté les grappes enlevées [...] et m’a assené un coup pour chaque grappe. »
Affirmation
Un pharisien fait flageller presque à mort son serviteur juif Jonas, au service depuis des décennies, qu'il faudrait « affranchir » (89.2).
Motif de suspicion
La Torah limite les coups à 40 (Dt 25,3), prévoit la libération d'un serviteur hébreu la septième année (Ex 21,2) et en cas de blessure grave (Ex 21,26-27) ; un pharisien respectant la Loi publiquement agirait difficilement ainsi, et un Hébreu ne serait pas « affranchi » après trente ans de service.
Défense possible
Jonas peut être un serviteur lié par dette ou un serviteur « à l'oreille percée » (Ex 21,6), ou un simple salarié qu'on « rachète » en payant ses dettes ; les abus des grands propriétaires sont bien attestés (paraboles des vignerons).
Piste de vérification
Statut des serviteurs/métayers juifs au Ier siècle (Mishna Qiddushin, Baba Metsia), pratiques des grands domaines de la Grande Plaine ; nature exacte du lien de Jonas (esclave, débiteur, salarié).