Romains « de Sybaris », ville détruite en 510 av. J.-C.
| Référence | EMV 129.2 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 45/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Juste des Romains, fidèles aux dieux. Des païens, dites-vous. De Sybaris, et maintenant à Chypre. »
Lecture du texte
Italien : « Romani, fedeli agli dèi… Di Sibari, ora a Cipro. » Un Romain se dit originaire de Sybaris. Ailleurs l'œuvre parle du « golfe de Sybaris » (Lazare, orangers).
Faits établis
Sybaris détruite par Crotone en 510 av. J.-C. ; Thourioi fondée en 444/443 à côté ; colonie latine de Copia (193 av. J.-C.), dite Copia Thurii, habitée au Ier siècle ap. J.-C. Pline (NH 3.97) : « oppidum Thurii inter duos amnes Crathin et Sybarin, ubi fuit urbs eodem nomine » : la ville n'existe plus, mais le fleuve Sybaris garde son nom. Strabon (VI,1,13) raconte l'histoire de Sybaris comme passée.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Galien » (section « Anachronisme ou énigme ? ») et « Orangers de Lybie » : parlent d'un « Romain de Sybaris » et du « golfe de Sybaris » sans discuter l'anachronisme du nom. Pas de défense.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Le nom subsiste pour le fleuve et la plaine ; un habitant de la région (villa sur le Sybaris) pouvait dire « de Sybaris » par référence au lieu-dit ou par coquetterie littéraire (Sybaris restait proverbiale). Défense plausible mais non documentée par un usage d'époque comme toponyme d'origine.
Remarques
Usage probablement anachronique pour une ville, mais pas impossible pour une région arrosée par le Sybaris. Voir 129.2-1 (Galien), erreur confirmée dans le même paragraphe.