Prêt à intérêt « douze pour un » et esclavage pour dettes perpétuel
| Référence | EMV 103.4 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« Doras lui prêta une somme pour qu’il se soigne, mais exigea un intérêt de douze pour un […] Et Doras ne le laissera jamais partir… »
Affirmation
Le pharisien Doras prête à un Israélite à un intérêt de 1 200 % et le garde indéfiniment esclave pour dettes.
Motif de suspicion
La Torah interdit le prêt à intérêt entre Israélites (Ex 22,24 ; Lv 25,36-37 ; Dt 23,20) et limite la servitude d'un Hébreu à six ans (Ex 21,2 ; Dt 15,12) ; le prozboul de Hillel concerne l'annulation des dettes, pas un asservissement perpétuel. Un taux de « douze pour un » est invraisemblable.
Défense possible
Le texte présente justement ces faits comme des abus ; l'intérêt déguisé existait ; « douze pour un » pourrait être une hyperbole ou une erreur de traduction (12 % ?).
Piste de vérification
Mishna Baba Metsia 5 (ribbit) ; Mishna Qiddushin 1,2 sur l'esclave hébreu ; pratiques documentaires (papyrus de Murabba'at).