Porphyrée, nom grec tiré d'une fortune de pourpre à Capharnaüm
| Référence | EMV 214.2 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« son père lui a donné le nom de ce qui l’avait enrichi : il a voulu l’appeler Porphyrée »
Affirmation
Le père de l'épouse de Pierre, habitant Capharnaüm, s'était enrichi grâce à la pourpre et nomma sa fille Porphyrée.
Motif de suspicion
La pourpre (murex) se produisait sur la côte phénicienne (Tyr, Dor), pas au bord d'un lac d'eau douce ; et un prénom grec païen pour une fille juive galiléenne de condition modeste (« esclave dans sa famille ») est inattendu.
Défense possible
Le père pouvait être négociant en étoffes pourpres, commerce actif via les routes de Tyr ; les noms grecs n'étaient pas rares en Galilée (André, Philippe). Porphyrée est déjà nommée ailleurs dans l'œuvre, donc cohérente en interne.
Piste de vérification
Onomastique juive du Ier siècle (T. Ilan, Lexicon of Jewish Names in Late Antiquity) : fréquence des noms grecs en Galilée ; commerce de la pourpre en Galilée (cf. Lydie, marchande de pourpre, Ac 16,14).