Onagres qui viennent dormir la nuit dans une grotte
| Référence | EMV 80.2 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 20/100 |
| Confiance | moyenne |
| Énigme de J.-F. Lavère | Les onagres et les aigles du désert de Judée |
Passage
« J’avais pour serviteurs les onagres qui, la nuit, venaient dormir dans leur tanière… dans celle-ci où, moi aussi, je m’étais réfugié. »
Lecture du texte
Italien : « Avevo a servi gli onagri che nella notte venivano a dormire nella loro tana… in questa, dove Io pure m'ero intanato ». Le chapitre 80 ne mentionne aucune grotte ni caverne (aucune occurrence de grotta/caverna/spelonca/anfratto) : « tana » (gîte, repaire) et « intanato » (terré) désignent l'endroit rocheux du mont du jeûne (pente calcaire ravinée, sentier de chèvres sauvages), pas nécessairement une cavité. La « grotte » vient de la lecture de l'anomalie.
Faits établis
L'hémione de Syrie (Equus hemionus hemippus) vivait dans les déserts du Levant jusqu'au XXe s. (éteint en 1927) ; l'âne sauvage est familier de la Bible (Jb 39,5-8 ; Jr 2,24 ; Ps 104,11). Les hémiones réintroduits dans le Néguev occupent des reliefs et des lits d'oueds, se tenant sur les hauteurs le jour et dans les fonds d'oueds la nuit (Giotto et al., PLOS One 2015). Ils ne se réfugient pas typiquement dans des grottes, mais un gîte nocturne dans un ravin rocheux du désert de Judée est plausible.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme [473] « Les onagres et les aigles du désert de Judée » : présence de l'onagre en Israël jusqu'au XVIIIe s. (source : Petit Futé, UICN). Elle convainc sur la présence de l'animal (la date avancée est approximative, l'hémione de Syrie ayant survécu jusqu'en 1927 dans la région), mais ne dit rien du gîte.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Les animaux, les animaux familiers » : le comportement des onagres serait « parfaitement décrit » ; affirmation générale, non argumentée.
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
Le passage est poétique (onagres « serviteurs », aigles « servantes », lièvres « amis ») ; « tana » est un gîte au sens large.
Remarques
Seul point faible : l'image d'animaux « dormant dans leur tanière » s'applique mieux à un carnivore qu'à un équidé ; mais le texte n'implique pas de grotte.