Linge mis à tremper par les apôtres en plein sabbat
| Référence | EMV 196.1 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Erreur confirmée |
| Note d'erreur | 70/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« La matinée du sabbat a été occupée en majeure partie à reposer les corps fatigués et à remettre en état les vêtements […] ils puisent de l'eau dans les citernes pour la reverser dans des bassins où l'on a mis les vêtements, couleur par couleur. »
Lecture du texte
It. : « La mattina del sabato è stata occupata… in ristoro dei corpi stanchi e delle vesti polverose e sgualcite dal viaggio… attingono acqua alle cisterne per riversarla in capaci vasche dove sono le vesti, colore per colore ». Pierre : « Lì si purgheranno e Maria le laverà con minor fatica ». Le trempage a donc explicitement pour but de nettoyer (« purgarsi ») le linge, la lessive proprement dite étant renvoyée à plus tard. C'est bien le matin du sabbat (Jésus : « questa sera andremo a Betania », après le sabbat). Personne ne relève rien.
Faits établis
Blanchir/laver (melaben) est l'un des 39 travaux interdits (Mishna Shabbat 7,2). La Mishna Shabbat 1,5 et 1,8 discute seulement de trempages commencés la veille (encres, teintures) et du linge confié au foulon avant le sabbat : faire le geste pendant le sabbat n'est admis par aucune école. Le Talmud pose que « tremper un tissu, c'est le laver » (Zevahim 94b). Se baigner et puiser de l'eau dans une citerne de la propriété sont en revanche permis.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé (la page « Sabbat » ne donne que des principes généraux).
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
On pourrait objecter que l'équivalence trempage = lavage est formulée dans le Talmud, plus tard ; mais ici le but de laver est dit expressément par Pierre, et le lavage est un travail interdit dès la Mishna. Autre piste : les vêtements auraient été mis dans les bassins la veille ; le texte dit au contraire qu'on y verse l'eau ce matin-là.
Remarques
La scène se passe au Gethsémani, aux portes du Temple, avec Jésus présent, qui ne dit rien. Seul point qui adoucit : le texte ne montre pas de frottage ni de lessive, seulement le trempage.