Juifs interdisant aux païens d'approcher le vrai Dieu : affirmation exagérée
| Référence | EMV 121.7 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« celle de considérer comme blasphématoire le Nom de notre Dieu sur des lèvres païennes ; ils vont même jusqu'à défendre aux païens de s'approcher du vrai Dieu parce qu'ils y voient un sacrilège. »
Affirmation
Les Juifs du temps considéreraient comme blasphème le nom de Dieu dans une bouche païenne et interdiraient aux païens de s'approcher de Dieu.
Motif de suspicion
Au Ier siècle, le judaïsme accueillait prosélytes et « craignant-Dieu » ; les païens avaient accès au parvis des Gentils et pouvaient faire offrir des sacrifices au Temple ; les pharisiens faisaient même du prosélytisme (Mt 23,15). L'interdiction ne visait que l'accès aux parvis intérieurs.
Défense possible
Il peut s'agir d'une critique de l'attitude de certains milieux rigoristes (Chammaï, esséniens) plutôt que d'une règle générale ; le soreg interdisait bien aux païens, sous peine de mort, d'approcher du sanctuaire.
Piste de vérification
Consulter Josèphe (Guerre juive V, 193-194 ; Contre Apion II, 210), l'inscription de la barrière du Temple (soreg), la Mishna (Kelim 1,8) et les études sur les craignant-Dieu (Schürer).