Jésus recommande le Livre de la Sagesse à une synagogue de Judée
| Référence | EMV 516.5 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 65/100 |
| Confiance | moyenne |
| Énigme de J.-F. Lavère | Le séjour à Nobé |
Passage
« je vous exhorte à méditer ces pages avec votre chef de synagogue. Le Livre de la Sagesse devrait être un code de vie spirituelle. »
Lecture du texte
Italien : « i punti del libro sapienziale dove è descritto come Salomone ottenne la sapienza e la preghiera fatta per ottenerla... vi esorto a meditare col vostro sinagogo quelle pagine. Il libro della Sapienza dovrebbe essere un codice di vita spirituale », suivi d'une citation de Sg 9,5 (« di corta vita e incapaci di intendere i giudizi e le leggi, servi e figli di ancelle ») et de 1 R 3,11 / 2 Ch 1,11. Le contexte (Gabaon, lieu du songe de Salomon) explique le thème ; mais la citation de Sg 9,5 et le titre « libro della Sapienza » visent bien la Sagesse de Salomon.
Faits établis
Le Livre de la Sagesse est composé en grec à Alexandrie, entre le Ier s. av. J.-C. et le règne de Caligula (37-41 apr. J.-C., datation de D. Winston) ; il est absent de Qumrân, de la Bible hébraïque et de toute citation rabbinique (contrairement à Ben Sira). Le NT semble en connaître des échos (Rm 1,18-32 ; He 1,3 / Sg 7,26), ce qui atteste une circulation dans le judaïsme hellénophone et chez les premiers chrétiens, pas dans les synagogues villageoises de Judée. Si la datation basse est juste, le livre était à peine écrit en 29-30.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 1182 (Le séjour à Nobé), note 778 : se contente de renvoyer à Sg 9,1-18 et 1 R 3,11-12 ; relève surtout l'exactitude du puits de Gabaon. Ne répond pas à la question du canon.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Sages, Sagesse » : cite le passage sans discussion. Page « Gamaliel et Jésus : authenticité d'une rencontre » : soutient que la Septante (avec Ben Sira) était « en usage au temps de Jésus » et que le canon hébreu ne fut fixé qu'après 70. Vrai en général (canon ouvert, Septante lue), mais l'argument vaut mal pour un livre alexandrin tardif sans trace palestinienne.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Jésus, présenté comme omniscient, peut recommander un écrit qu'il sait inspiré, même peu connu localement ; « ciò che già sapete » viserait 1 R 3 / 2 Ch 1, et la recommandation serait prospective. Possible dans le cadre du récit, mais le texte suppose que le chef de synagogue peut méditer ces pages avec le village.
Remarques
Perspective de canon catholique probable ; pas indéfendable vu l'ouverture du canon au Ier s., mais aucune attestation palestinienne du livre.