Image des « galériens à la rame » pour les Juifs déportés
| Référence | EMV 512.4 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 20/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« frappés, devenus sauvages, comme des galériens à la rame, s'en iront, esclaves de ceux qu'ils considéraient avec mépris »
Lecture du texte
L'italien confirme la traduction : « i figli che non vollero accogliere lo stanco, percossi, inselvatichiti, come galeotti al remo, schiavi di quelli che sprezzano come inferiori, andranno ». C'est une comparaison dans une lamentation prophétique de Jésus paraphrasant Isaïe 28 (« Oh! misero Israele… »), pas une affirmation que les captifs seront envoyés aux galères : « come galeotti al remo » qualifie leur état (battus, abrutis), et « schiavi » leur condition.
Faits établis
Les rameurs de la marine de guerre romaine étaient normalement des hommes libres (L. Casson, Ships and Seamanship in the Ancient World ; id., « Galley Slaves », TAPA 97, 1966), et le forçat enchaîné est surtout une figure médiévale-moderne. Mais l'emploi d'esclaves à la rame est attesté dans l'Antiquité : Octavien affranchit 20 000 esclaves pour ramer contre Sextus Pompée (Suétone, Auguste 16), Sextus Pompée employait des esclaves fugitifs, et les navires marchands privés pouvaient avoir des rameurs serviles. Les captifs juifs de 70 furent envoyés aux travaux d'Égypte, aux arènes ou vendus (Josèphe, Guerre VI, 418), ce que le texte ne contredit pas puisqu'il ne dit pas où ils iront.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
rien trouvé sur ce passage (Lavère emploie lui-même « galérien » pour Jean d'Endor, condamné aux mines, 312.4 : le mot désigne chez lui le forçat en général).
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Les réprouvés et esclaves accueillis par Jésus » : l'EMV montre ailleurs des « galériens, condamnés aux rames sur les navires romains de Césarée Maritime » ; ce n'est pas une défense, mais cela montre que l'image est cohérente avec le reste de l'œuvre. Rien de spécifique sur 512.4.
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
En italien, « galeotto » désigne couramment tout forçat ou condamné, et l'expression « come galeotti al remo » est un cliché de langue pour une peine accablante ; le choix du mot relève de la langue de Valtorta (qui écrit en italien de 1945), non d'une assertion historique. Même prise littéralement, la rame servile est attestée dans l'Antiquité.
Remarques
Simile, pas un fait historique. L'imaginaire est teinté de modernité, mais pas au point de constituer une erreur.