Huile d'onction sainte présentée comme en usage à l'époque de Jésus
| Référence | EMV 259.5 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 50/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Nous avons en Israël l'huile sainte, composée suivant la règle donnée par le Très-Haut, et avec laquelle on consacre l'autel, le pontife, les prêtres et les rois. »
Lecture du texte
Italien : « abbiamo in Israele l'olio santo, composto secondo la regola data dall'Altissimo, e col quale vengono consacrati l'altare, il pontefice, i sacerdoti e i re ». C'est Jésus qui parle, au présent, dans un enseignement qui annonce l'onction des malades. La note [55] de l'éditeur renvoie à Ex 30,22-33.
Faits établis
Selon la tradition rabbinique, l'huile d'onction de Moïse fut cachée avec l'arche sous Josias (baraïta dans Horayot 12a, Keritot 5b, Yoma 52b ; Tosefta Sotah 13,1). Les grands prêtres du Second Temple étaient investis par le port des huit vêtements (merubbeh begadim, Mishna Horayot 3,4 ; Megillah 1,9), pas par l'onction. Les rois hasmonéens et hérodiens n'étaient pas oints de l'huile sainte. Cette tradition est tardive, et quelques indices anciens peuvent la nuancer : Dn 9,26 appelle un grand prêtre « oint », 2 M 1,10 parle de la « race des prêtres oints ». Mais aucune source n'atteste une onction sacerdotale ou royale effective au Ier siècle.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien de spécifique (le sommaire des Cahiers mentionne une « Leçon sur le sacrement de l'huile sainte », hors sujet historique).
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
Jésus peut énoncer l'institution de la Loi (Ex 30), c'est-à-dire la recette et l'usage prescrit, et non la pratique de son temps. « Abbiamo » voudrait alors dire « nous possédons dans notre Loi ». La mention des « rois » va dans ce sens, puisqu'il n'y avait alors aucun roi oint en Israël.
Remarques
Pris à la lettre, le présent est faux selon la tradition rabbinique. La lecture « institutionnelle » est plausible dans un discours qui oppose l'usage de la Loi à celui de l'Église future, et la tradition talmudique elle-même n'est pas contemporaine.