Crucifixion exécutée par quatre bourreaux juifs
| Référence | EMV 609.1 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 45/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Quatre hommes musclés qui me paraissent être juifs [...] ont dans les mains des clous, des marteaux et des cordes »
Lecture du texte
Voix de la narratrice, avec une précaution (italien : « Quattro nerboruti uomini, che per l'aspetto mi paiono giudei... certo della stessa categoria dei flagellatori »). Dans tout le chapitre, ces quatre bourreaux clouent, dressent les croix et brisent les jambes des larrons sur ordre de Longinus (609.31). Les soldats, eux, maintiennent les larrons récalcitrants, gardent le lieu et se partagent les vêtements (609.9). C'est donc une impression d'après l'aspect physique, mais le rôle des bourreaux est affirmé tout au long.
Faits établis
Les Évangiles attribuent la crucifixion et le bris des jambes aux soldats (Mc 15,24 ; Jn 19,23 : « les soldats, quand ils eurent crucifié Jésus », au nombre de quatre, puisqu'ils se partagent les vêtements en quatre ; Jn 19,32). En province, les exécutions étaient en général faites par la troupe sous un centurion (Cook, Crucifixion in the Mediterranean World). Il existait cependant des exécuteurs civils : la Lex Puteolana (Ier s. av. J.-C./Ier s. ap. J.-C.) confie à un entrepreneur et à ses ouvriers le supplice de la croix. Les auxiliaires de Judée étaient recrutés à Sébaste et Césarée (Samaritains, Syriens), donc des Sémites de même allure physique.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme [1211] (La Crucifixion) : cite les « bourreaux » de 609.5 et compare avec Emmerich et Agreda, sans discuter leur statut par rapport aux soldats. Rien trouvé sur le point contesté.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Procès de Jésus » : les flagellateurs ont un « net profil hébraïque », simple description. Pages « Croix, crucifixion » et « Lorenzo Ferri » : parlent des bourreaux sans traiter la question. Rien qui réponde à l'objection.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
« Mi paiono giudei » peut désigner des auxiliaires samaritains ou syriens, ou des exécuteurs de métier au service de la cohorte (cf. Lex Puteolana), agissant sous l'autorité militaire. Les soldats de Jean peuvent englober ce personnel. Le partage des vêtements par les soldats reste conforme à Jn 19,23.
Remarques
L'écart avec les Évangiles est réel : Jean parle de soldats, au nombre de quatre, qui crucifient ; l'EMV parle de quatre bourreaux distincts des soldats. Mais l'identité « juive » n'est qu'une impression de la narratrice, et le recours à des exécuteurs non militaires n'est pas impossible.