Chef de synagogue de village sommé de lapider et menacé d'anathème du Sanhédrin
| Référence | EMV 137.3 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 1/5 |
Passage
« ont fait valoir leur autorité au chef de la synagogue pour qu'il la maudisse, la fasse lapider, et te maudisse toi aussi [...] Mais il a refusé d'obéir et attend maintenant l'anathème du Sanhédrin. »
Affirmation
Des pharisiens exigent d'un chef de synagogue rural qu'il fasse lapider une femme, et son refus lui vaudrait l'anathème du Sanhédrin.
Motif de suspicion
Un chef de synagogue n'avait aucun pouvoir judiciaire pour ordonner une lapidation (sous l'occupation romaine, le jus gladii était réservé au préfet), et une excommunication (herem/niddui) prononcée par le Grand Sanhédrin contre un simple responsable de synagogue de village est mal attestée à l'époque.
Défense possible
C'est la revendication abusive de pharisiens, pas une affirmation du narrateur ; Jn 9,22 atteste l'exclusion de la synagogue décidée par les autorités de Jérusalem.
Piste de vérification
Sources sur les pouvoirs du archisynagogos (inscription de Théodote, Mishna Sanhédrin), sur le niddui/herem au Ier siècle (cf. Jn 9,22 ; 12,42) et sur le droit capital sous les préfets.