Agrumes odorants à Syracuse vers 15-17 ap. J.-C.
| Référence | EMV 168.4 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 30/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Les agrumes émaner des bouffées de senteurs capiteuses, les roses de Syracuse embaumaient »
Lecture du texte
Italien : « Anche dagli agrumeti venivano ondate di profumo acuto, e odoravano i roseti siracusani » (souvenir d'Aglaé à Syracuse). « Agrumeti » désigne des plantations d'agrumes, sans préciser l'espèce.
Faits établis
Langgut (2017) : le cédrat (Citrus medica) est arrivé en Méditerranée occidentale aux IIIe-IIe s. av. J.-C. (charbons de bois du Vésuve), et le citron est attesté au Forum romain vers le changement d'ère. Tous deux étaient des produits de luxe cultivés dans les jardins de l'élite, notamment en Campanie (fresques de Pompéi). Pline (HN XII, 15-16) note que le cédratier s'acclimate mal hors de Médie, mais on le cultivait en pots ou en jardins abrités. Palladius (IVe-Ve s.) décrit sa culture en Italie. Des cédratiers dans une riche villa de Syracuse au début du Ier siècle sont donc possibles ; de vastes vergers d'agrumes, en revanche, n'y sont pas attestés.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Orangers de Lybie » (3507) : affirme que Syracuse était réputée « depuis l'Antiquité » pour ses agrumes (cédrats, citrons, oranges amères), sans source. Ne convainc pas tel quel (les oranges amères sont médiévales), mais le cédrat et le citron sont bien d'époque.
Réponses aux critiques
Rien trouvé : aucune mention de cette plante dans defense-docs/ (Debroise, Thils, Maillard, réponses aux dominicains, à Wikipédia, etc.).
Autre défense possible
Le parfum « acuto » (intense) des fleurs de cédratier convient ; Aglaé fréquentait, d'après le récit, les jardins de maîtres riches, là où ces arbres de prestige étaient cultivés.
Remarques
« Agrumeti » (au pluriel) suggère plus qu'un arbre isolé, ce qui laisse un léger doute sur l'ampleur ; l'espèce, elle, est d'époque.