Nom « Bethsaïde » pour la piscine de Jérusalem
| Référence | EMV 68.6 |
|---|---|
| Type | Langue |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 35/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Je viens ici pour me jeter dans la piscine de Bethsaïde. Mais il y a toujours quelqu’un qui me précède. »
Lecture du texte
Italien : « Io credo nel Dio d'Israele. Vengo qui per gettarmi in Betsaida. Ma vi è sempre chi mi precede » puis « Se credo nell'angelo della piscina… ». Le nom est bien « Betsaida » (au ch. 225 : « la Probatica, la piscina di Betseida »). C'est la forme des Bibles italiennes de l'époque (Martini, d'après la Vulgate clémentine « Bethsaida »).
Faits établis
Jn 5,2 présente trois leçons : Bethesda (A, C, texte byzantin), Bethzatha (Sinaiticus, retenue par NA28) et Bethsaida (P66, P75, Vaticanus, Vulgate). Le rouleau de cuivre de Qumrân (3Q15 11,12) nomme un lieu « Beth Eshdatayin », rapproché de Bethesda. La leçon Bethsaida, quoique très ancienne dans les manuscrits, est généralement tenue pour une assimilation au nom de la ville galiléenne (Metzger). Un habitant araméophone du Ier siècle aurait probablement dit Bet-Hesda/Bet-Zeta.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
rien trouvé
Défense du wiki Maria Valtorta
rien trouvé ; le wiki emploie indifféremment « Bethsaïde », « Bethsaïda », « Bethesda » (pages « Personnages de rencontre », « Tableaux des miracles »), sans discuter le nom.
Réponses aux critiques
rien trouvé
Autre défense possible
Valtorta écrit en italien et rend les noms propres sous leur forme italienne usuelle (Gerusalemme, Cafarnao) ; « Betsaida » était le nom courant de la piscine dans la Bible italienne. De plus la forme est attestée par P66/P75 (vers 200), donc pas purement médiévale. Cela reste toutefois une empreinte de la tradition textuelle latine plutôt qu'une transcription d'un nom entendu.
Remarques
Plus une trace de la Vulgate/Martini qu'une erreur factuelle ; le lieu (près de la Probatique) est correct.