La parabole des talents (Seconde année de vie publique)
Article de L'Énigme Valtorta (Jean-François Lavère), partie « Seconde année de vie publique ».
Une fois les rites prescrits accomplis, tous se rassemblent au Portique des Païens, pour écouter l'enseignement divin. Jésus commence par les grandes leçons sur la condition des disciples, telles que nous les ont résumées Matthieu et Luc[1]. Ces textes denses et concis posent un certain nombre de problèmes d'interprétation aux exégètes[2]. La version transmise par Maria Valtorta, beaucoup plus détaillée, devient parfaitement limpide et résout toutes les ambiguïtés des textes de Matthieu et de Luc. Elle apporte spontanément une réponse pertinente à ces questions longtemps réputées plus ou moins insolubles. Comme c'est pratiquement toujours le cas sur le parvis du Temple, la discussion s'engage entre Jésus et des scribes venus l'écouter. Et pour illustrer ses réponses et rendre son enseignement facilement mémorisable, Jésus utilise des paraboles. Il commence par la parabole des talents. Matthieu, présent, a parfaitement mémorisé cette parabole[3]. Il n'a sans doute pas jugé nécessaire de préciser ce qui lui paraissait évident, à savoir que le serviteur qui avait reçu un seul talent, avait en fait reçu le plus, puisque c'était un talent d'or, et non d'argent comme pour les autres[4]. « ... à qui avait reçu le plus il est resté le moins, car il n'a pas su mériter de conserver le don de Dieu »281.9 commente alors Jésus[5]. Puis le Seigneur conclut ainsi cette parabole : « Vous verrez des païens arriver à la vie éternelle et des samaritains posséder le Ciel, et vous verrez des israélites purs et qui me suivent perdre le Ciel et l'éternelle Vie »281.9.
Notes
- ↑ Mt 10,37-38 ; Lc 14,25-33 et même Mc 8,34. Puis Mt 25,14-30 ; Lc 19,11-27 ; Lc 10, 25-37.
- ↑ Comme par exemple « haïr son père et sa mère » (Lc 14,26) ; ou bien la phrase « à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré » (Mt 25,29).
- ↑ Plus tard, en MV 596.51, Jésus demande d'ailleurs à Matthieu de répéter cette parabole aux nouveaux disciples.
- ↑ Pour plus de détails sur cette question, voir L'Enigme Valtorta tome 1, page 193-194.
- ↑ La finale de Maria Valtorta « Quant au serviteur inutile (...) qu'on l'expulse de ma propriété et qu'il s'en aille pleurer et se ronger le cœur » est conforme à celle de Matthieu 25,30. Francis Marion (Association Jean Carmignac, 2003, n° 19) a montré que la conclusion cruelle de Luc 19,27 « égorgez-les devant moi » était très certainement due à une confusion entre les mots hébreux chakhat = égorger et chakhah = s'incliner, lors de la traduction en grec d'un original hébraïque.