Femmes dispensées du calice rituel pascal
| Référence | EMV 636.7 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 20/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« Sur celle des femmes, il n'y a pas ce calice, mais autant de coupes que de convives. On comprend que les femmes étaient dispensées de cet aspect de la cérémonie. »
Lecture du texte
Voix de la narratrice (italien : « deposto sulle mense il calice del rito. Su quella delle donne però non c'è il calice di rito, ma tante coppe quante le commensali. Si capisce che le donne erano esonerate da questo lato della cerimonia »). C'est une déduction de la narratrice (« si capisce ») à partir de la disposition des tables : les femmes ont une coupe chacune, mais pas le calice commun que le chef de famille offre et fait circuler (cf. 636.9). Le texte ne dit pas qu'elles ne boivent pas de vin.
Faits établis
Talmud de Babylone, Pesahim 108a-b : « les femmes sont tenues aux quatre coupes, car elles aussi ont bénéficié du miracle » (R. Josué ben Lévi, amora du IIIe s.). Au même endroit, la femme n'est pas tenue de s'accouder en présence de son mari : certaines parties du rite ne s'appliquent donc pas à elle. La Mishna (Pesahim 10,1) exige quatre coupes sans parler des femmes. Les usages du seder avant 70 sont mal connus.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme [1204] (La Cène pascale) : décrit les quatre coupes et les libations à la table de Jésus, mais rien sur les femmes. Rien trouvé.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé.
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Ce qui manque à la table des femmes, c'est le calice commun du chef de table (libation offerte « en qualité de Père et de Chef de famille »). Les femmes boivent chacune dans sa coupe, ce qui n'est pas contraire à l'obligation talmudique de boire les quatre coupes. La règle talmudique est d'ailleurs du IIIe siècle.
Remarques
L'accusation suppose que « calice de rito » veut dire les coupes en général. Le contexte montre qu'il s'agit du calice commun de la table. Seul le mot « exonérées », une glose de la narratrice, reste un peu flou.