Croissant de nouvelle lune qui se couche juste avant l'aube
| Référence | EMV 632.42 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Erreur confirmée |
| Note d'erreur | 72/100 |
| Confiance | haute |
Passage
« La nouvelle lune, près de se coucher, est sur le point de faire disparaître son croissant encore mince derrière la bosse d'une montagne. [...] L'aube commence à poindre à l'extrémité de l'horizon »
Lecture du texte
Italien : « La luna, quasi al suo tramonto, sta per nascondere il suo arco ancor sottile di luna novella dietro la gobba di un monte » ; la voyageuse marche avec une lanterne ; « Il viandante cammina, cammina… Il cielo ha un principio di alba all'estremo orizzonte ». Elle explique ensuite que son mari est rentré fiévreux « ieri, a sera » et que « dopo il gallicinio mi è morto ». Elle n'a donc pu partir qu'après le chant du coq (après minuit), et le coucher d'un jeune croissant est placé pendant sa marche, peu avant l'aube.
Faits établis
Après la Pâque de 30 : nouvelle lune le 21 avril 30 (9 h TU). Calcul pour la Galilée : croissant « encore mince » du 23 au 27 avril (5 à 32 %), couché entre 20 h 30 et minuit ; aube vers 3 h 45-4 h. Les blés mûrs (« grani maturi in attesa della falce ») conviennent bien à fin avril ou début mai. Un jeune croissant se couche toujours en soirée, 1 à 5 h après le soleil ; il ne peut pas être en train de se coucher après le chant du coq ni juste avant l'aube. Le chant du coq (gallicinium, ἀλεκτοροφωνία de Mc 13,35) est la veille de minuit à 3 h. Calculs faits avec PyEphem 4.2.1 (dates juliennes, heure solaire locale ; contrôle : pleine lune du 3 avril 33 et vendredi 7 avril 30 retrouvés). Lavère donne ses dates dans le calendrier grégorien proleptique (son vendredi 8 juin 29 = 10 juin julien ; ses phases concordent avec ce décalage de 2 jours).
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé sur ce passage.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé.
Réponses aux critiques
Recherche dans defense-docs/ (lune, moon, luna, polaire, Vénus, Jupiter, Gadara, zénith, astronom) : seules des mentions générales (en-refutation-dominicans-avrille.txt cite l'étude de datation astronomique de Van Zandt et l'étude « Literary Fiction or Ancient Astronomical and Meteorological Observations »), sans rien sur ce passage. Rien trouvé.
Autre défense possible
Compression narrative : le « cammina, cammina… » pourrait couvrir plusieurs heures entre le coucher de la lune et l'aube. Mais le départ n'a pu avoir lieu qu'après la mort « dopo il gallicinio », donc après le coucher de tout jeune croissant. Lire la scène comme un croissant décroissant noyé dans l'aube est exclu par « luna novella » et par le coucher derrière une montagne.
Remarques
La phase (« luna novella » environ deux semaines après une lune « agli ultimi giorni » en 630) est cohérente avec la chronologie ; c'est l'heure qui est impossible. Le seul point d'appui de la défense serait un sens très lâche de « gallicinio ».