Piscines de Salomon attribuées avec certitude à Salomon
| Référence | EMV 208.5 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 68/100 |
| Confiance | moyenne |
| Énigme de J.-F. Lavère | Les piscines de Salomon |
Passage
« il est certain que les bassins qui alimentent plantes et hommes viennent de lui »
Lecture du texte
C'est bien Jésus qui parle, et l'italien est net : « Suoi o non suoi gli originari fiori. Certamente sue le vasche che alimentano erbe e uomini » (« certainement de lui, les bassins »). Juste avant, il situe dans cette zone les jardins de Salomon et Jacques évoque l'Ecclésiaste (Qo 2,5-6). La narratrice décrit trois bassins taillés dans le roc, en cascade, d'où partent des conduites vers des villes éloignées.
Faits établis
La recherche actuelle date les piscines de Salomon (Artas) au plus tôt de l'époque hasmonéenne (IIe-Ier s. av. J.-C.), achevées sous Hérode, en lien avec l'aqueduc inférieur vers Jérusalem (fin de l'époque hasmonéenne). Selon la synthèse de Wikipédia, le bassin inférieur, dans son état actuel, serait même mamelouk (1483). Aucun vestige de l'âge du fer n'est attribué aux bassins. Le lien avec Salomon est une tradition fondée sur Qo 2,6. Josèphe (Ant. VIII,186) place déjà les jardins de Salomon à Étam, ce qui montre que la tradition salomonienne sur la région existait au Ier siècle.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 482 « Les piscines de Salomon » : Lavère reprend la citation et parle de « bassins anciens de trois millénaires », sans discuter la datation. Il ne défend pas l'attribution : il la suppose. Cela ne convainc pas.
Défense du wiki Maria Valtorta
Page « Piscines de Salomon » : le wiki affirme que la mention biblique « confirme que ces ouvrages datent bien du règne de Salomon, même s'ils ont subi des aménagements ultérieurs ». C'est une pétition de principe : Qo 2,6 ne localise pas les bassins, et l'archéologie ne confirme rien de salomonien. Cela ne convainc pas.
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
Au Ier siècle, un Juif pouvait attribuer ces bassins à Salomon par tradition (Josèphe rattache déjà Étam à Salomon). Jésus parlerait dans le langage de son temps. Mais le « certamente » en fait une affirmation historique appuyée, dans la bouche d'un Jésus présenté comme omniscient. On ne peut pas non plus exclure qu'une retenue plus ancienne ait été reprise, faute de datation fine des parties taillées dans le roc.
Remarques
L'accusation est sérieuse : consensus archéologique hasmonéen-hérodien, et bassin inférieur peut-être médiéval. Le fait que l'attribution soit culturellement plausible dans la bouche d'un Juif du Ier siècle empêche de conclure à une erreur indéfendable.