Frères Arvales (douze) et suovetaurilia attribués au culte de Cérès
| Référence | EMV 167.7 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
Passage
« en faisant faire le tour des champs à un porc, une brebis et un taureau et en les immolant ensuite, douze pauvres hommes peuvent se rendre Cérès propice »
Affirmation
Le rite de l'Ambarvalia (lustration des champs par un porc, une brebis et un taureau) serait accompli par douze hommes pour se rendre Cérès propice.
Motif de suspicion
Les douze sont évidemment les Frères Arvales, dont le culte (restauré par Auguste, connu par les Acta Fratrum Arvalium) s'adressait à Dea Dia, pas à Cérès ; leurs sacrifices attestés sont des truies expiatoires et une vache, pas une suovetaurilia. La suovetaurilia comporte en outre un bélier (ovis mâle), non une brebis. La confusion Arvales = Ambarvalia = Cérès est celle des manuels du XIXe siècle.
Défense possible
L'Ambarvalia privée était bien liée à Cérès (Virgile, Tibulle) et comportait une procession de victimes autour des champs ; certains auteurs anciens (Festus, Strabon) rattachent l'Ambarvalia à des prêtres arvales ; Dea Dia a parfois été identifiée à Cérès. Jésus parle de façon polémique et générale.
Piste de vérification
Acta Fratrum Arvalium (CIL VI), Scheid, Romulus et ses frères (1990) ; Caton, De agri cultura 141 ; Virgile, Géorgiques I, 338-350 (Ambarvalia et Cérès) ; Strabon V, 3, 2.