Seconde étape de la conversion de Marie Madeleine
Article de L'Énigme Valtorta (Jean-François Lavère), partie « Seconde année de vie publique ».
Après un moment de repos au bord d'un ruisseau[1], le groupe reprend sa route vers Magdala. Le récit de Maria Valtorta correspond alors à une vision reçue le 12 août 1944, soit un an avant celle que nous venons d'évoquer, datée du 9 juin 1945. Pourtant la concordance est parfaite entre ces deux textes. Maria Valtorta décrit « un carrefour parce que quatre routes poussiéreuses aboutissent à ce point. Jésus prend (...) en direction nord-est »183.1. La description est si précise qu'on peut suivre le trajet sur une carte[2] : après avoir traversé le wadi Amud, ils se trouvent au croisement de la route Tibériade / Magdala / Méron et de la route venant de Jotapata et allant vers la plaine de Genezareth / Ginossar. Ce qui nous vaut cette remarque pertinente de Pierre : « Mais cette route va à la mer de Galilée… »183.1. L'apôtre est troublé lorsqu'il apprend que leur destination est Magdala, ville de perdition pour les juifs, mais Jésus rappelle[3] : « Le Christ n'est pas venu pour sauver ceux qui sont sauvés, mais pour sauver ceux qui sont perdus »183.1. Jésus arrive juste à temps pour sauver la victime d'un crime passionnel qui vient d'être commis chez Marie Madeleine. Il n'adresse aucune parole à la pécheresse, mais reprend sévèrement Pierre qui n'a pu se retenir d'une réflexion désobligeante. « Pierre, Moi, je n'insulte pas. N'insulte pas. Prie pour les pécheurs. Rien d'autre »183.5.
Notes
- ↑ Plusieurs indices fournis par Maria Valtorta permettent même d'affirmer qu'il s'agit du wadi Amud, qui se jette dans le lac quelques kilomètres au nord de Magdala.
- ↑ Voir par exemple la carte en question sur le site :
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-043.htm. - ↑ On peut rapprocher cette parole de celle dite en Mt 9,13, mais aussi de plusieurs autres dans l'œuvre : en MV 116.9 ; MV 335.5 ; MV 575.7; MV 598.19 et MV 606.5.