Scarabée qui puise le nectar en y plongeant ses pattes
| Référence | EMV 411.2 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Douteux |
| Note d'erreur | 45/100 |
| Confiance | basse |
Passage
« il allonge d'abord l'une de ses petites pattes, puis l'autre, la plonge dans le suc et s'en nourrit. [...] elle a muni ses pattes de ces poils minuscules »
Lecture du texte
Italien : c'est Jésus qui parle : « Vuole rapire a questo calice così piccino il miele che ne empie il fondo e, poiché non vi passa, guardate, allunga prima una zampina e poi l'altra, le intinge nel miele e poi se ne ciba. [...] Non ignorando che senza certi organi l'insetto [...] non avrebbe potuto nutrirsi, ecco che lo ha munito di queste minuscolissime barbe lungo le zampette » ; puis « lo scarabeo, che pare d'oro brunito ». « volante crisolito » évoque une cétoine. Le texte décrit l'insecte qui trempe les pattes puis les porte à la bouche (« se ne ciba »), et attribue aux soies des pattes une fonction alimentaire voulue par la Providence.
Faits établis
Les cétoines (Cetoniinae) et autres coléoptères floricoles se nourrissent de nectar, pollen et sève avec leurs pièces buccales (galéas maxillaires en brosse chez beaucoup de cétoines) ; les soies des pattes servent à l'adhérence, au toilettage et, accessoirement, retiennent du pollen. Aucun coléoptère connu n'a de soies de pattes spécialisées pour l'alimentation. En revanche, un insecte qui se toilette les pattes avec la bouche après les avoir souillées de nectar ingère effectivement ce qu'elles portent : le geste observé est plausible, c'est son interprétation fonctionnelle (organe créé pour se nourrir ainsi) qui est inexacte. Aucune source savante spécifique trouvée pour ou contre un tel comportement chez une cétoine.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Rien trouvé (grep « scarab »).
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé (recherche « scarabée »).
Réponses aux critiques
Rien trouvé.
Autre défense possible
Leçon de choses à visée morale, adaptée à des auditeurs du Ier siècle : Jésus décrit ce qu'on voit (l'insecte trempe la patte, la porte à la bouche) ; le toilettage buccal des pattes est réel. Mais la phrase sur les « barbes » créées parce que sans elles l'insecte « n'aurait pas pu se nourrir » est une affirmation fonctionnelle fausse, dans la bouche de Jésus.
Remarques
Observation vraisemblable, interprétation finaliste inexacte ; gravité faible. Pas de source entomologique précise consultée sur le toilettage des cétoines.