Sacrifice expiatoire pour une violation délibérée du sabbat
| Référence | EMV 409.1 |
|---|---|
| Type | Histoire |
| Statut | Non vérifiée |
| Gravité estimée | 2/5 |
| Énigmes liées | La distance sabbatique |
Passage
« J'ai violé la loi du Sabbat. Et j'ai péché en toute connaissance de cause. C'est donc un grand péché… Et le sacrifice que je consommerai pour être pardonné sera grand lui aussi. »
Affirmation
Le sanhédriste Jean, ayant voyagé sciemment pendant le sabbat, compte offrir un sacrifice pour être pardonné.
Motif de suspicion
Dans la loi juive (Lv 4 ; Nb 15,27-31 ; Mishna Keritot 1,2 ; Shabbat 7,1), le sacrifice pour le péché (hattat) n'expie que la faute commise par inadvertance (shogeg) ; la violation délibérée (mezid, « à main levée ») du sabbat relève du retranchement (karet) ou de la lapidation et n'est pas rachetable par un sacrifice. Un membre du Sanhédrin devait le savoir.
Défense possible
Jean peut parler d'une offrande volontaire (holocauste, don) en signe de repentir plutôt que d'un hattat légal ; le dépassement de la distance sabbatique était, selon beaucoup, une interdiction de moindre degré (rabbinique), pour laquelle un geste pénitentiel volontaire est concevable.
Piste de vérification
Mishna Keritot 1,1-2 et Shabbat 7,1 ; Nb 15,30 ; commentaires sur l'absence de sacrifice pour le péché délibéré ; vérifier si un simple déplacement hors de la limite sabbatique (érouv tehoumim, peine rabbinique ou de flagellation) était d'ailleurs passible de hattat.