Camphre et cannelle dans les jardins du roi à Jérusalem
| Référence | EMV 596.23 |
|---|---|
| Type | Nature |
| Verdict | Défendable |
| Note d'erreur | 30/100 |
| Confiance | moyenne |
Passage
« arômes de camphre et d'œillets, de cannelle, de lavande et de mille autres plantes odorantes »
Lecture du texte
Italien : « Ombre, silenzio, profumi di fiori, aromi di canfore e garofani, cannella, spigo e mille altre erbe da odori ». Le texte ne décrit pas des arbres identifiés mais des « arômes » perçus dans un jardin ; « canfore » est au pluriel (des plantes dites « canfore », pas LE camphre), et la phrase finit par « mille altre erbe da odori », ce qui range ces senteurs parmi des herbes aromatiques. « garofani » peut désigner l'œillet comme le clou de girofle ; « spigo » est la lavande. La traduction « camphre et œillets, cannelle » est fidèle mais durcit un peu le sens.
Faits établis
Le camphre vrai (Cinnamomum camphora, Extrême-Orient) n'est connu en Méditerranée qu'à l'époque byzantine (Aétios d'Amida, VIe s.) et le camphrier ornemental y est moderne ; le cannelier (Cinnamomum verum/cassia) est tropical et ne pousse pas en plein air à Jérusalem. En revanche, des plantes indigènes du Levant à odeur camphrée existent (Artemisia herba-alba du désert de Juda, Camphorosma monspeliaca) et l'italien appelle couramment « canfora » ces plantes. Le cinnamome est un aromate importé bien connu au Ier siècle (Ex 30,23 ; Pline), et figure dans le jardin du Cantique (Ct 4,14). Rien n'atteste d'odeur de cannelle venant d'une plante cultivée à Jérusalem ; une origine « senteur ressemblante » (œillets/girofle, certaines herbes) reste interprétative. Cf. vérification déjà faite 300.7-1 (defendable 30) et 348.6-1, 440.6-1, 519.3-1.
Défenses examinées
Défense de J.-F. Lavère
Énigme 468 « Des fleurs à profusion » cite seulement 300.7 (« le jasmin et le camphre, les cinnamomes ») comme preuve de richesse florale, sans discussion botanique ; rien sur 596.23. Ne constitue pas une défense.
Défense du wiki Maria Valtorta
Rien trouvé (recherches « camphre », « camphre cannelle jardin » sans résultat pertinent).
Réponses aux critiques
Rien trouvé dans defense-docs.
Autre défense possible
Le passage énumère des impressions olfactives (« aromi ») et non des espèces plantées : « canfore » (pluriel) = plantes camphrées indigènes (armoises), la note « cannella » peut venir d'aromates ou de fleurs à odeur épicée. Seul « cannella » reste faiblement suspect.
Remarques
Jugement aligné sur 300.7-1 (qui parle, lui, de « cinnamomes » comme plantes, cas plus fort). Ici le texte n'affirme que des odeurs ; accusation faible.